In Extremis

Herbier, une saison, l’hiver, pour une idée qui se situe autour de l’instantané simple et sobre, d’une nature en suspens. Plantes, ex vertes, devenues inertes, arrivées à maturité, elles furent trouvées au cours de promenades naturelles et hasardeuses. Photographiées sur fond uni, un simple mur neutre, blanc, en tout début d’après-midi, avec la lumière solaire de décembre comme source principale et de temps à autre en support un plafonnier d’exposition tungstène.

Ces plantes superbes, révélatrices de complexités éphémères, restent fragiles dans ce monde en alerte. Ces photos se veulent descriptives à la manière des dessins des naturalistes d’antan, éclairées par une lumière variante, solaire et franche, celle de l’hiver. Chaque photo est en bichromie, un noir plus un ton chaud qui jouent avec les nuances des tirages aux sels d’argent du début du siècle précédent, constituant ici un petit bestiaire végétal.

Extrait

Inachevée
À terre